Rester chez soi a un coût. Comprendre comment le financer évite les mauvaises surprises.
Le maintien à domicile coûte cher. C'est une réalité qu'il faut regarder en face pour éviter les situations financières intenables. Heureusement, plusieurs sources de financement peuvent être mobilisées.
Les aides publiques : un premier pilier
L'APA (Allocation Personnalisée d'Autonomie) est la principale aide pour financer les services à domicile. Son montant dépend du niveau de dépendance et des revenus. Elle peut couvrir une partie significative des dépenses, mais rarement leur totalité.
Il existe aussi des aides au logement pour financer les travaux d'adaptation (barres d'appui, douche accessible), des aides fiscales sous forme de crédit d'impôt pour l'emploi d'aide à domicile. Chaque département propose des dispositifs complémentaires.
Ces aides sont précieuses mais demandent du temps pour les obtenir. Les démarches sont complexes et les délais parfois longs.
La retraite : la ressource principale
Pour la plupart des personnes âgées, la pension de retraite constitue le revenu principal. Mais toutes les retraites ne se valent pas. Certaines carrières incomplètes ou des métiers peu rémunérés aboutissent à des pensions modestes.
Il faut calculer précisément : une fois payés le loyer ou les charges de la maison, l'alimentation, les médicaments non remboursés, combien reste-t-il pour les services d'aide ? Souvent, l'écart est difficile à combler.
Les revenus du patrimoine
Certaines personnes possèdent un bien immobilier, des placements financiers, une assurance-vie. Ces actifs peuvent générer des revenus complémentaires : loyers si le bien est mis en location, intérêts de placements.
Mais attention : les revenus du patrimoine sont pris en compte dans le calcul des aides publiques. Plus vous avez de ressources, moins les aides sont importantes. C'est la logique de solidarité, mais cela peut créer des situations où mobiliser son patrimoine n'apporte pas l'avantage financier espéré.
Vendre pour payer : la liquidation du patrimoine
Quand les revenus ne suffisent pas, certains envisagent de vendre leur résidence pour financer leur maintien à domicile. C'est un choix difficile émotionnellement : vendre la maison familiale, celle où les enfants ont grandi.
Il existe aussi des solutions comme la vente en viager : vous vendez mais vous restez chez vous jusqu'à votre décès. Cela procure un capital immédiat et une rente régulière tout en conservant son logement.
L'aide des enfants
Beaucoup de familles participent financièrement au maintien à domicile de leurs parents. Cette solidarité familiale est admirable mais peut créer des tensions, surtout si tous les enfants ne contribuent pas également.
Il est important d'anticiper et de discuter ouvertement : qui peut participer ? À hauteur de combien ? Pour combien de temps ? Ces conversations difficiles évitent les conflits ultérieurs.
Anticiper pour éviter les crises
Le maintien à domicile se finance rarement avec une seule source. C'est généralement une combinaison d'aides publiques, de revenus personnels, de mobilisation du patrimoine et d'aide familiale. Anticiper ces questions permet de construire un plan financier réaliste et durable, qui peut être en partie préciser dans votre mandat de protection future.




